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FAR — France Application Résine
Sol industriel et agroalimentaire

Vos joints partent avant le carrelage, rongés par les acides et les détergents

Le carrelage tient encore, mais les joints ont disparu sur plusieurs mètres. Ils sont creusés, blanchis, sableux au doigt. Après chaque lavage, l’eau reste dans les sillons et descend sous les carreaux. Vous savez que l’auditeur passera le doigt dessus.

Ce n’est pas un défaut de nettoyage. C’est une réaction chimique : le ciment du joint ne résiste ni aux acides de votre production, ni aux produits concentrés qui les enlèvent. Nous venons mesurer l’étendue réelle de l’attaque, puis vous proposer un sol sans joint à ronger.

87+ chantiers réalisés
Garantie décennale
Devis gratuit sous 24h
12 500+ m² posés

Ce que vous constatez

L’attaque ne se voit pas tout de suite. Le joint perd son lissé, devient sableux, puis se creuse. Le carreau reste, mais il est en relief : vous le sentez sous la semelle. Les creux se remplissent d’eau et de matière, et le lavage ne les vide plus.

Les zones de lavage, de découpe et de cuisson partent en premier.

  • des joints en retrait de plusieurs millimètres, sableux au grattage ;
  • des traces blanches ou brunes autour des évacuations et sous les machines ;
  • des carreaux qui bougent parce que le joint ne les tient plus ;
  • une odeur qui revient après lavage, signe de matière piégée dans les sillons.

Pourquoi ça arrive

Le ciment du joint est basique et poreux. Ce qui est acide l’attaque, et le nettoyage finit le travail.

  • L’acide lactique du lait, du fromage et des saumures. C’est l’agression la plus courante en laiterie, en fromagerie et en brasserie.
  • Le sang et les graisses en découpe et en désossage. En se dégradant, ils acidifient et pénètrent le joint poreux.
  • Les produits de nettoyage concentrés, acides ou alcalins, souvent appliqués chauds puis rincés au jet jusqu’à 80 bar.
  • L’alternance chaud-froid du lavage, qui fissure le joint et ouvre le passage au reste.
  • Plus rarement, un joint de résine mal mis en œuvre, dont les bords se décollent des carreaux.

Ce que ça risque

Un joint creux est un réservoir. L’eau, les protéines et les sucres y stagnent, hors de portée du lavage, et la flore repart de là. Le règlement (CE) n° 852/2004 exige des sols étanches, non absorbants et lavables : un joint rongé ne remplit plus aucune de ces conditions.

En audit IFS Food ou BRCGS Food Safety, l’état des sols est observé, et un joint ouvert se voit à l’œil nu. Ensuite l’eau descend sous le carrelage, décolle les carreaux voisins et attaque la chape. Le relief des carreaux devient un point de glissade sur sol mouillé. La reprise devient alors plus lourde que prévu.

Ce que nous vérifions sur place

La visite technique part de votre plan de nettoyage : quels produits, à quelle concentration, à quelle température, à quelle fréquence. Cette information oriente le système autant que l’état du sol.

  • l’étendue réelle des joints attaqués, zone par zone, et pas seulement la zone signalée ;
  • des sondages au marteau : un carreau posé sur joint rongé sonne souvent creux ;
  • la dépose de carreaux témoins, pour voir la chape et l’étanchéité dessous ;
  • le test d’humidité du support au CM-mètre, qui conditionne le système posé ;
  • les pentes, les caniveaux, les siphons et les angles sol-mur, repris avec le sol.

Ce que nous faisons

Si l’attaque se limite à quelques mètres carrés autour d’un poste, une réparation localisée est possible : dépose des carreaux, reprise du support, raccord au niveau existant. Vous gagnez du temps, mais la cause chimique reste.

Dès que plusieurs zones sont touchées, nous proposons une réfection en surface continue. Le mortier polyuréthane-ciment se pose en couche épaisse, sans joint : il n’y a plus de ligne à ronger. Il résiste aux agressions chimiques et supporte le lavage jusqu’à 80 bar. L’épaisseur est de 4 à 6 mm en zone humide, de 6 à 9 mm en cuisson ou sous chocs thermiques. La page « Gorges sanitaires, plinthes et caniveaux » détaille les relevés et les évacuations qui vont avec.

Le chantier et la remise en service

La dépose du carrelage fait du bruit et de la poussière. Nous confinons la zone, aspirons à la source et appliquons votre protocole hygiène et sécurité. Les évacuations sont protégées, puis reprises avec le sol. Le créneau se cale sur une nuit, un week-end ou un arrêt technique programmé, zone par zone. Le carrelage déposé part en benne, tri compris.

Avec un mortier polyuréthane-ciment, le piéton retrouve la zone sous 12 h et les chariots reviennent sous 48 à 72 h. La résistance chimique nominale arrive à 7 jours : vos produits concentrés attendent cette échéance, l’eau claire suffit avant. Nous suivons la polymérisation jusqu’à votre reprise d’activité.

Exemples de réalisations en sol industriel

Sols repris ou refaits sur des sites industriels en Bretagne.

7 réalisations affichées

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Questions fréquentes

Peut-on refaire seulement les joints au lieu du sol ?

Un rejointoiement redonne l’aspect, mais les mêmes acides reviennent chaque jour. Le joint neuf se creuse à son tour, entre des carreaux déjà déchaussés. Une surface continue supprime la ligne fragile. L’arbitrage se fait à la visite technique.

Existe-t-il un joint qui résiste aux acides ?

Des joints résistants existent, mais ils restent une ligne entre deux carreaux, avec deux interfaces à tenir. En zone de lavage NEP ou en découpe, un sol continu se nettoie et se contrôle plus facilement.

Nos joints partent en quelques mois, est-ce normal ?

C’est fréquent en laiterie, en brasserie et en abattoir. L’acide lactique, le sang et les détergents concentrés attaquent le ciment du joint. Le rythme dépend de la concentration des produits et de la température de rinçage.

Faut-il arrêter la ligne pour refaire le sol ?

Pas toute la ligne. Nous avançons zone par zone, de nuit, le week-end ou pendant un arrêt technique programmé, avec votre protocole hygiène. La durée du créneau oriente le choix du système.

Le sol restera-t-il antidérapant après la réfection ?

Oui, la finition se choisit avec vous. La DIN 51130 classe l’antidérapance de R9 à R13 pour les pieds chaussés, par saupoudrage de quartz. Plus la classe monte, plus la surface est rugueuse.

Quand pourrons-nous relaver avec nos produits habituels ?

La résistance chimique nominale du mortier polyuréthane-ciment est atteinte à 7 jours. Avant ce délai, un lavage à l’eau claire suffit. Nous vous laissons une consigne de remise en service adaptée à votre plan de nettoyage.

Un sol qui se dégrade dans votre usine ?

Nous venons voir le support, nous mesurons, nous proposons le système et le créneau. Sans arrêt de production.